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 Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV]

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Raphaël' P. Androris

Raphaël' P. Androris

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MessageSujet: Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV]   Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV] EmptyDim 22 Nov - 1:59



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      Rayne & Raphaël'

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        « Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé !



      Comment ça je suis en train de courir ? Bien sûr que non, pas du tout. Personnellement, j'appellerais plus cela une forme de marche rapide, inconfortable, et certes, idiote... Mais je dois bien avouer que c'est le genre de rythme qui premièrement donne extrêmement soif, deuxièmement fait énormément transpirer, troisièmement multiplie mes chances de tomber par 9 et quatrièmement, augmente ma condition physique déjà extrêmement minime. Faire du sport ne tut pas, voyons. Je vous accorde donc que ce n'est pas une marche très sexy, mais j'ai mes raisons voyez vous... Des raisons pures et dures et réelles et... Mais qu'on arrête ce chat, je vous en supplie ! Bon, aller, un petit flash back rien que pour vous.


        « Mode flash back ON


        _ Femme : « Vous allez bien ? »
        _ Raphaëlle : « Si je vous dis que je n'ai pas pour habitude de porter des vêtements d'homme en plein milieu d'une rue japonaise devant un hôtel, vous me croyez ? »


      La femme fit un non de la tête, et je levais les yeux au ciel, apportant ma main à mon front dans un geste de grande exaspération. Pourquoi est-ce qu'elle ne voulait pas me laisser entrer ? Je supposais mon accoutrement étrange du fait que je m'étais transformer en pleine balade, et donc, que mes vêtements étaient ceux que j'avais mis ce matin en temps que Raphaël et que maintenant en temps que Raphaëlle, cela pouvait paraître étrange... Cet accoutrement, c'est quelque chose du genre un T-Shirt blanc de mec, un pantalon noir taille basse de mec, des chaussures de mec... Mais bon, on est à Tokyo, ici, elle a sûrement vu pire, non ? Je finis par plonger mes yeux bleus dans les siens, avec insistance et détermination.

        _ Raphaëlle : « Je suis une connaissance de Raphaël... »
        _ Femme : «  Je ne vous ai jamais vu... »


      En plus, elle se la pétait avec son accent anglais parfait. Je hais cette femme, c'est sûr. Il était sûr que dans quelques minutes, j'allais forcer le passage et passer de force. Peut importait que je lui écrase le nez en lui marchant dessus puisqu'elle bloque le passage de la porte. J'ai juste un peu peur de ne pas pouvoir la faire bouger d'un pouce avec ma force de mouche. Sous la nervosité, mes doigts s'entremêlèrent dans l'une de mes boucles brunes. C'était un geste que je ne pouvais pas me permettre lorsque j'étais sous ma forme masculine, et je dois dire que c'était devenue une réelle manie. Je finis par grogner, oui, grogner, pensant sûrement que ça l'intimiderait. Et c'est à ce moment là qu'elle jeta son fauve sur moi. Hors, je ne sais pas pourquoi, mais les animaux me font peur. Je n'ai aucun souvenir de ma vie avant mes 16 ans, alors je ne peux pas vous dire si j'ai subis une mauvaise expérience animalière, cependant, dès qu'ils m'approchent, je m'enfuis en hurlant. Et c'est donc ce que je fis une fois qu'elle ordonna à son animal aux poils roux de m'attaquer. J'avoue que sur le coup, le chemin que j'empruntais n'avait aucune importance, et regarder en arrière m'était totalement interdit pour cause de renforcement de perte d'équilibre.

        Mode flash back OFF »



      C'est ainsi que je me retrouvais à courir dans le parc, pensant toujours être poursuivit par le chat. Cependant, entre temps, j'avais retrouvé ma forme masculine. Mais je n'osais toujours pas m'arrêter, c'est tellement malin un chat. Il devait être dans les 14h, c'était le début d'après midi, le soleil était à son zénith, et il faisait une chaleur étouffante, d'autant plus lorsque l'on courait comme un dératé. Cependant, je consentis enfin, au bout de 15 minutes dans le parc, à m'arrêter, puisque je me rendis compte de l'endroit où j'étais. Un lieu totalement inconnu. J'ai beau avoir une mémoire de poisson, je sais quand même quand je suis allé dans un parc aussi grand... Hors, je n'y suis jamais allé, et je ne vois pas du tout où il se trouve géographiquement parlant, et donc encore moins où se trouve mon hôtel, sachant que maintenant, la gardienne saurait qui je suis et donc que je pourrais aller me retirer dans ma chambre. Cet arrêt et ce calme me fit prendre conscience que le chat ne me poursuivait plus. A moins qu'il soit caché derrière un buisson en attendant le moment propice pour se jeter sur moi. C'est alors, tel un chasseur chassant sa proie, que j'examinais chaque buisson alentour en me rendant compte qu'il n'y avait plus aucune trace de ce rouquin. Quel soulagement. Mais après ce problème résolu, j'en avais un autre qui pointait le bout de son nez, mon retour à l'hôtel... Je fourrais alors les mains dans mes poches et commençait à marcher d'un pas tranquille le long d'un chemin. En fait, avant le problème de l'hôtel, il y avait le problème de la sortie du parc. J'étais tellement dans ma course comme un idiot que je ne savais pas du tout par où j'étais rentré.

      Heureusement pour moi, il y avait très peu de monde dans le parc, et je ne risquais donc pas de faire une crise d'angoisse pour cause de trop plein de foule. Tokyo n'était vraiment pas la ville qu'il me fallait, pourtant j'étais bien là... Je m'étais jeter dans la gueule du loup en fait. Je passais une main dans mes cheveux, ébouriffant cette tignasse hirsute, mes yeux couleurs noisettes se baladant sur le paysage qui s'offrait à moi. Et, c'est alors que je me débattais férocement avec un papillon qui tentait un rapprochement sur ma personne que je l'aperçu. Rayne. Un élan de mélancolie me submergea, qui fut très rapidement rattrapé par une grande frayeur. Oh oh, si elle me voyait, je signais mon arrêt de mort, c'était sûr. Et inévitable. Essayant tant bien que mal d'éloigner ce papillon, je finis par le toucher de plein fouet d'un geste de karatéka, qui le mit KO soit disant passant, mais qui me mit en état de stresse puisque je venais de toucher un animal, un insecte, et donc, que ça me faisait stresser. Je ne puis donc m'empêcher d'émettre une sorte de petit cri nerveux assez ridicule mais très spontané. Chose qui pouvait signaler ma présence. Cependant, je tenais ma main gauche, celle qui avait touché la bête, avec attention, pauvre petite main toute tremblant...
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Rayne E. Mercer

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MessageSujet: Re: Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV]   Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV] EmptyVen 4 Déc - 0:04

    « Mais.. Alizeah qu’est ce que .. ? ! » Soupire agacé. « Je ne suis pas Alizeah. » Lâchais-je froidement, et la Witch finit par comprendre ce qu’il se passait. Je levais les yeux aux ciel, je m’attendais à une fuite, ou à une tentative de bataille, mais rien. La witch – qui se trouvait être une certaine Jessica – me regardais fixement. C’est là que je compris ce qu’elle essayait de faire. Mon poing s’abattit en plein dans son nez, un bruit horrible – qui pourtant m’était familier – retentit et le sang jaillit de son nez aquilin. Sa main se porta a son nez et elle me regarda avec une stupeur telle que si j’en avais été capable, j’aurais ris. « Tu contrôle les gens n’est-ce pas ? » Elle hocha la tête. « Ca marche mieux avec les faibles, hein ? ». Elle hocha la tête à nouveau. « C’est bête, je ne suis pas faible. » Elle fronça les sourcils ; il était évident qu’elle ne s’attendait pas à avoir un robot avec une volonté sans borne en face d’elle. Elle était ma mission, et ce n’était surtout pas un pouvoir auquel je savais comment résister qui allait m’empêcher de réussir. « Tu vas venir gentiment ou pas ? » Elle hocha la tête, négativement, et fit une nouvelle tentative. Je faillis céder, la laisser partir, mais je résistais. Je ne compris qu’au moment où sa main passa au travers de ma tête que je compris que ca n’avait été qu’une diversion. Hm. J’étais vraiment contente que, parfois, mon don se déclenche instinctivement. Déconcertée, elle ne savait plus du tout quoi faire. Alors, comme toujours, elle se mit à courir. Je la rattrapais aisément : je ne perdais pas de temps a contourner les obstacles, a ouvrir les portes ou a longer les couloir. Je coupais cours. Si facile, j’aurais presque pu la rattraper en marchant. J’armais mon H33 et, lorsqu’elle ouvrit une porte, elle se retrouva nez à nez avec moi. Je visais son ventre, endroit relativement sur, et je tirais. Elle s’effondra, je la rattrapais au vol et .. La confiais à mon collègue au nom inconnu. « Ramènes la au WHS-T euh .. » Lâchais-je d’une voie atone « Dan. » je lui mis la fille entre les pattes. « Oui, c’est ça. » Dis-je distraitement. Je me fichais pas mal de son prénom. Dan, Don, David, Dédé.. Peu m’importais. Très honnêtement. J’aurais oublié son prénom deux minutes plus tard, de toutes façons. Parfois, mais vraiment parfois, je me disais que je me fichais trop de tout.

    Et puis, la seconde d’après, mon côté méthodique et indifférent me balançait ironiquement que je ne me fichais pas de tout. Et si l’exemple même d’Alizeah, pour qui j’aurais donné ma vie sans hésiter – même si je d’un point de vue technique je la connaissais à peine – , ne dérangeait absolument pas ma conscience, l’histoire avec Raphaël me mettais instantanément sur les nerfs. Il suffisait que je pense ne serais ce qu’une seule fois à cette aventure pour que je mon indifférence disparaisse. Le pire dans tout cela, c’est que je n’avais aucune idée de comment diable j’étais tombée, moi, amoureuse. moi ! Je n’avais jamais pu m’y faire, et je ne m’y faisais toujours pas. Le problème c’est que je l’avais vraiment aimé. Et que, comble de l’étonnement, il avait voulu de moi. Je n’avais pas réussit a dépasser mon « blocage émotionnel », pourtant j’avais été heureuse pendant que j’étais avec lui. Et puis il m’avait quittée. Je ne l’ai pas supporté. Je lui en avais voulu plus qu’a n’importe qui. Enfin, pas plus que j’en avais voulu à l’Organisation pour m’avoir volé ma vie en compagnie de ma sœur, mais ça en même temps.. A l’époque, je n’avais aucune idée de ce qu’il était. A savoir une chose dangereuse contre qui je me battais depuis longtemps. A savoir une chose dont on m’avait toujours appris a me méfier. Une Witch. Le dossier est passé entre mes mains par hasard – un « ami » inquisiteur qui avait une grande confiance en mes capacités – et quand je l’avais vu, j’avais juré de le tuer. Mais j’avais une autre affaire sur le feu, et, toujours aussi méthodique, je n’avais pas voulu que mon travail en soit lésé. J’avais quand même pris note des petits trucs important. Ses habitudes, ses endroits préférés et .. Son pouvoir. Ouais ; j’étais restée perplexe, je l’avoue. Je ne m’étais jamais doutée qu’il puisse se transformer en femme. Etonnant sachant que j’avais été sa petite amie, d’ailleurs. Toujours est-il que le fait qu’il soit une witch me donnait – et j’en étais consciente – une excellente raison d’avoir recourt à un crime passionnel – et orgueilleux, il fallait bien l’avouer – j’allais donc le tuer. De sang froid. Et en toute impunité. Je sais, je sais. Ce n’est pas très moral comme raisonnement. Mais je suis un Hunter, aller me parler de morale..

    Je m’accordais une pause. Pourquoi ? Oui, c’est vrai ça, pourquoi la grande Rayne Elizabeth Mercer prenait une pause ? ! Je n’étais pas fatiguée, mais cela faisait 3 witches qui me prenaient pour Alizeah. Ca me faisait bizarre. J’avais besoin de me reposer l’esprit, juste un instant. Le jardin m’est venu presque instantanément quand j’ai pensé a faire une pause. J’enviais souvent le don d’Alizeah. Passer au travers des choses en étant visible était guère pratique. Etre seulement invisible l’était déjà plus, être les deux devaient être parfait. J’étais déjà assise quand j’entendis un cri nerveux. J’haussais un sourcils et tournais la tête. Je le reconnu enfin. Raphaël. Bien sûr. Sans doute son côté femme qui ressortait.. Donc le type qui se battait avec un papillon c’était lui. Tiens donc. Je me levais et allait droit vers lui. Pauvre bouchon, tout prostré à cause d’une bête aussi noble qu’un papillon. « Raphaël. » lâchais-je. « On ne t’as donc jamais dit que si on touchait à un papillon, il ne pouvait plus voler ? » On aurait presque dit une mère qui disputait son enfant. Mais je me refusais de penser cela. Je ne supportait pas les enfants. Je me baissais et ramassais le pauvre insecte coincé par terre. Je le regardais un moment, il gisait dans la paume de ma main, ses ailes battant frénétiquement pour voler, mais en vain. Je soupirais et le posais délicatement dans un buisson. « C’est fini pour lui, je crois. » Dis-je froidement, me retenant d’ajouter « et pour toi aussi. », bizarrement, je n’avais pas envie de le tuer maintenant. Je faisais une pause, après tout. Je me contentais de le fixer, bras croisés. « Ce n’était qu’un papillon, pas la peine de trembler comme ça. »

    ( arg c’est minaaaaable, pardon. ç_ç)
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Raphaël' P. Androris

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MessageSujet: Re: Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV]   Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV] EmptySam 5 Déc - 19:48



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        « Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé !


      Je ne savais pas exactement d'où me venait cette peur des animaux, pourtant, elle était bien là, avec d'autre phobie que je ne contrôlais pas. En y réfléchissant, je subissais ce que j'étais réellement dans en savoir la cause. J'étais incapable de dire pourquoi les lieux clos me faisaient peur, pourquoi la foule me faisait flipper, pourquoi un pauvre insecte pouvait me mettre dans un tel état de stresse. Finalement, je ne me connaissais pas. J'étais totalement incapable d'avoir une idée de mon passé, je ne savais rien, je ne connaissais personne qui pouvait m'en parler, et cela m'en rendait malade. Ma plus grande peur restait tout de même la solitude, et celle là, je savais d'où elle venait. Pensez vous, quand vous êtes un adolescent qui vient de sortir d'un coma d'un an, jour pour jour, et que vous apprenez que personne, et je dis bien personne, n'est jamais venu prendre de vos nouvelles pendant votre sommeil. Qu'est-ce qui vous passe en premier par la tête ? La vérité. Vous avez été abandonné, par tout le monde, famille, ami, connaissance, vous n'avez personne à qui vous rattacher. Je n'avais personne à qui me rattacher... J'étais seul, et j'appris à craindre cette solitude. J'appris à en être malade, à n'être plus rien une fois seul... Et encore, la première fois, j'eus la chance de rencontrer Rose. Mais, elle aussi, elle m'abandonna, à cause de mon satané pouvoir... Ceci explique cela, elle ranima ma plus grande peur et elle m'apprit à ne pas trop parler de mon pouvoir.

      Si je n'en avais jamais parlé à Rayne, s'était bien que je ne voulais pas qu'elle m'abandonne elle aussi. J'étais réellement amoureux d'elle, de plus, j'avais besoin d'une telle relation, de quelqu'un à côté de moi. Lorsque je l'avais quitté, ça m'avait terriblement déprimé, mais, elle était tellement... Froide, et moi tellement différend, je suis quelqu'un d'affectif, qui a besoin d'un contact humain, et pas elle. Ça ne pouvait pas marcher, et j'étais persuadé de jouer les amoureux transis qui fait semblant de ne pas avoir que c'est un amour à sens unique. Puis, j'avais fait l'idiot, elle avait apprit que j'étais dans le camps adverse, et cela devint la débandade...

      Regardant avec attention ma main tremblante, je sursautais lorsque j'entendis sa voix. J'avais décroché du monde extérieur et je ne m'attendais pas du tout à ce qu'elle se trouve à côté de moi. Bien que j'étais sortit avec sa sœur jumelle, parce que je l'avais confondu pour elle, je ne confondais jamais Rayne pour Alizéah. Ali et moi avions rompu parce que j'avais finit par r'avoir de vieux souvenir sur ma relation avec Rayne. Ali pensait que je sortais avec elle pour sa sœur, alors que c'était faux, mais parfois, il m'arrivait de la confondre. Ça avait été une rupture calme et commune, et maintenant, je considérais Ali comme une sœur, une relation qui me manquait et qui, maintenant, me permettait de moins craindre cette solitude. Je ne savais pas si Rayne était au courant de cette petite aventure avec sa jumelle, et je dois bien avouer que n'osais pas lui poser la question. Je ne suis pas fou, mais d'un autre côté, j'étais complètement incapable de prévoir sa réaction si elle le savait. Peut-être même le savait-elle déjà... Je serais peut-être déjà mort aussi. Ou elle m'aurait déjà traité de pervers qui veux se taper toute la famille où je ne sais quoi d'autre de ressemblant à ça.

        _ Rayne : « Raphaël. »


      Je me tournais vers elle, interloqué qu'elle ne me parle ainsi. Je la regardais avec inquiétude, de peur qu'elle ne se mette à me frapper ou quelque chose dans ce genre.

        _ Rayne : « On ne t’as donc jamais dit que si on touchait à un papillon, il ne pouvait plus voler ? »


      Je la regardais prendre le papillon et le mettre dans un buisson, encore surpris de la voir comme ça à côté de moi sans qu'il ne se passe grand chose. On aurait presque pu croire à une discussion normale entre deux personnes normales.

        _ Raphaëlle : «  Je... »
        _ Rayne : « C’est fini pour lui, je crois. »


      Là, tout de suite, je ne pouvais que me sentir mal, bien trop sensible, mon regard se posait sur le pauvre animal que je venais d'assumer, voir plus. Ma trop grande sensibilité me perdra, j'en suis sûr. Je me sentais coupable de la fin de ce papillon. Comme quoi la vie pouvait quitter un corps pour des raisons absurdes, en un claquement de doigt. Sûrement comme elle le faisait, prenant son arme, et tirant sur les Witch qu'elle devait éliminer, peut-être comme elle le ferait avec moi. Elle allait me tuer de sang froid, parce que c'est ce qu'elle voulait. Comment la faire renoncer ? Lui dire que je l'avais réellement aimé ne servirait à rien. Je la connaissais, même si j'avais de plus en plus de mal à anticiper ses réactions...

        _ Rayne : « Ce n’était qu’un papillon, pas la peine de trembler comme ça. »


      Lorsqu'elle dit cela, je me rendais compte que ma main tremblait encore, dû au contact avec l'animal. Je ne pus m'empêcher de sourire, un sourire en coin discret et enfantin. Elle me renvoyait à tant de faiblesse que j'avais, sans même savoir comment elles étaient venus. Scrutant le papillon avec attention, celui-ci secoué de léger spams, ce qui me rendait encore plus honteux de mon geste, je tentais de trouver les mots juste pour lui répondre. En fait, de la voir comme ça devant, ça me donnait terriblement envie d'explication. Comme par exemple pourquoi elle avait accepté de sortir avec moi pour m'envoyer balader, parfois, lorsque je tentais d'être affectueux. Bon, d'un autre côté, j'étais peut-être trop affectueux de temps temps, mais de là à vouloir me tuer...

        _ Raphaëlle : «  Tu ne te souviens pas la fois où on se baladait dans un parc et qu'un chien s'est jeté sur nous ? Je crois que je tremblait bien plus que maintenant. Tu ne sembles pas t'en souvenir, mais je suis terrifié par les animaux... »


      Je ne l'avais dit que rapidement et sans trop détailler, et je n'avais pas réellement oser parler de mes autres phobies, j'allais passer pour tellement faible, que ça ne me disait pas grand chose. Cependant, j'étais capable de lui donner les réponses à n'importe quelle question qu'elle pouvait bien me poser. Seulement, c'était vrai que ce jour là, j'avais été dans un état pitoyable et j'avais préféré rentré rapidement chez moi, pour ne pas lui montrer dans quel état de stresse j'étais, tremblant de la tête aux pieds. Mais il fallait bien avouer que ce gros labrador s'était littéralement jeté sur moi. Je finissais tout de même par me tourner vers elle, une fois que le papillon est totalement finit de bouger. Je ne pouvais m'empêcher de me sentir honteux, et mon moral était à zéro. Je me tournais vers Rayne, la mine toute triste, et je passais une main dans mes cheveux par un geste habituel et répétitif. C'est alors que je vis derrière son épaule une bande de gamin qui venait en courant tels les gamins qu'ils étaient. Je dois bien avouer que mon geste fût très naturel. Me penchant légèrement vers l'avant, vu que j'étais face à elle, je lui attrapais la main avec délicatesse et la tirait vers moi, pour éviter que les enfants ne la bouscule parce que c'est sans aucun doute ce qu'ils allaient faire.

      Sentant la chaleur de sa peau contre la mienne, une fois que mon pouce est finit de faire l'idiot et de tracer des cercles avec lenteur et douceur sur sa main, et aussi le temps de me rendre compte de ce que je venais de faire, je lâchais sa main brusquement, la ramenant contre moi, et reculant de quelques pas, jusqu'à me retrouver contre le buisson. J'avais encore des frissons de ce contact, pourtant, je continuais de la regarder d'un air à la fois stupéfait et désolé. Je n'avais pas eu la bonne réaction, mais je ne voulais pas non plus qu'elle se fasse bousculer, et qu'au pire, elle fasse un scandale, mais j'aurais dû lâcher sa main tout de suite et ne pas m'ébattre à de tel élan d'affection. Je n'osais plus vraiment bouger, de peur de me prendre une baffe, et je rentrais ma tête dans mes épaule au cas où.

        _ Raphaëlle : «  Pardon... Mais Rayne... Il y a tellement de chose que je ne comprend pas... Enfin, je veux dire, entre nous deux... »


      Par exemple le fait qu'elle me parle tranquillement d'un papillon et qu'elle n'est pas encore essayer de me tuer. D'un autre côté, j'allais peut-être bientôt mourir, vu ce que je venais de faire. A tout les coups, elle allait le prendre mal. Pourtant, j'en avais encore des frissons... J'avais prononcé cette phrase avec douceur, peut-être pour détendre l'atmosphère...
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Rayne E. Mercer

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MessageSujet: Re: Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV]   Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV] EmptyMar 22 Déc - 2:23

  • Raphaël était si fragile, parfois ; on aurait dit un petit garçon seul et peut-être même un peu perdu que l’on doit protéger de tout, même d’un petit papillon tout à fait inoffensif. Sa simple réaction lorsque je lui avait dit qu’il avait probablement tué ce pauvre papillon le prouvait bien. De même que son regard ahuri me prouvait qu’il me prenait pour une sauvageonne meurtrière qui lui sauterai à la gorge à la première occasion. Certes, c’est ce que je voulais faire, mais déjà, je suis assez expérimentée et réfléchie pour ne pas le faire en public et ensuite, je ne voulais pas nécessairement le torturer. Juste réparer mon orgueil blessé, c’est tout. Je pouvais, malgré tout, avouer que ma réaction était quelque peu excessive. Disons qu’avec moi, c’était ou tout, ou rien, voilà. Mais je m’assume. Enfin.. Je crois. Il me sourit ; encore une fois, comme un enfant. Je détournais le regard, ayant bien trop peur de m’attendrir alors que lui m’avait fait souffrir. Etrange comme un être que j’aurais pu tuer en deux secondes m’avait fait souffrir au point de faire remonter un mauvais côté de moi, que je ne savais même pas qu’il existait. Je n’avais jamais su que j’étais orgueilleuse jusqu’à ce qu’il me quitte, et que je me sente vexée comme un pou, au point de vouloir le tuer. « Tu ne te souviens pas la fois où on se baladait dans un parc et qu'un chien s'est jeté sur nous ? Je crois que je tremblait bien plus que maintenant. Tu ne sembles pas t'en souvenir, mais je suis terrifié par les animaux... » Je m’en souvenais. J’avais moi même fait fuir le chien. Pourtant, que répondre à cela ? hors de question d’admettre que je me souvenais du temps où nous étions ensembles, et hors de question d’admettre que je me souvenais de ses traits caractéristiques. Je l’observais fixer le papillon à l’agonie, silencieuse, détaillant ses traits quasi angéliques, et je regrettais immédiatement d’avoir penser cela. Il finit par se tourner vers moi, tout penaud. Je comprit alors que j’avais été trop dure avec lui. Mais pourtant, il était si fragile. Je m’étais toujours demandé comment il avait fait pour survivre dans un monde tel que celui-ci. Et puis son regard dévia, de moi à derrière moi. J’entendais les gamins derrière moi, pourtant je ne bougeais pas. Et puis, surprenant, il attrapa ma main avec une délicatesse étonnante et me tira en avant. Je me laissais faire sans broncher. Nous restions immobiles, et son pouce se baladait en rond sur ma main, et je ne disais rien. Il lâcha ma main, et je ressentis presque un regret que je m’empressais de faire taire. Il me fixait, étonné, bouche bée. Je crois qu’au début, j’avais la même expression. Et je me suis ressaisit, j’ai ignoré le frisson qui m’avait parcourue, et je me suis refermée, reprenant le masque protecteur de mon inexpressivité. Je le vit rentrer sa tête dans ses épaules comme un gamin, il était tellement immobile que c’était tout sauf naturel. Je secouais la tête. Parfois, sa faiblesse me frappait au visage, et tout ce que je voulais faire, c’est lui dire de se bouger, de s’affirmer, de faire quelque chose. Il fallait qu’il cesse d’avoir peur de tout, de moi. Il savait sa vie menacée, et tout ce qu’il faisait, c’était me regarder comme si j’étais le monstre du loch ness, et au lieu de – je ne sais pas – fuir, ou alors m’attaquer, mais faire quelque chose.

    « Pardon... Mais Rayne... Il y a tellement de chose que je ne comprend pas... Enfin, je veux dire, entre nous deux... » Cette fois, ce doit être moi qui l’a regardé avec une tête de merlan frit. « Qu’est ce que tu ne comprends pas ? » Lâchais-je d’une voix atone. « Surtout entre nous deux. » ajoutais-je, faisant mon possible pour garder une froideur exemplaire alors que la colère voulait exploser à la figure de Raphaël. « Après tout, tu as voulu rompre, nous avons rompu, je ne vois pas ce qu’il y a d’incompréhensible là-dedans. Tout ça, c’est toi qui l’a voulu. » Je croisais les bras sur ma poitrine, laissais mon regard divaguer à droite et à gauche avant de reporter mon attention sur lui. « Quant au fait que je ne t’ai pas caché vouloir te tuer, eh bien, tu es une witch, je suis un hunter, je crois que la logique explique parfaitement tout. Elles sont rares, les witches à se laisser emmener gentiment sans faire de vagues. » A nouveau, je tournais la tête à droite, et c’est là que le fameux Dan, ou Don, ou peu importe son nom refit son apparition. Je serrais les dents. « Merde. » Jurais-je, mâchoire serrée. Comment diable ce crétin m’avait retrouvé ? ! Je m’approchais brusquement de Raphaël, posais mes mains sur ses épaules et le fit tourner légèrement sur lui-même, de façon à ce qu’il tourne totalement le dos à l’autre hunter vachement collant. Je m’approchais encore plus de lui, à en être presque collée à lui. « Tu te rappelle de mon histoire witch/hunter ? » Murmurais-je. « Ne panique pas mais un collègue plutôt collant nous observe. » Sur ce, j’attrapais sa main et, prenant soin de ne pas regarder l’autre, je l’emmenais plus loin dans le parc. Beaucoup plus loin. « Il est hors de question que quelqu’un d’autre que moi prenne en charge ton dossier. » Lâchais-je.


Hj : désolée, c’est vachement court et vachement merdique, je suis vraiment navrée. T_T
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Raphaël' P. Androris

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MessageSujet: Re: Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV]   Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV] EmptySam 23 Jan - 0:41



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      Rayne & Raphaël'
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        « Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé !



      Depuis mon réveil du coma, il y a plusieurs années, où ma mémoire me lâcha, où je découvris mon pouvoir, rien n’avait tellement changé, finalement. Au tout début, j’étais un gamin inexpérimenté, qui ne connaissait rien à la vie, qui ne savait même qui il était réellement, et surtout, un gamin extrêmement seul, et qui, le comble, ne supportait pas cette solitude. Ma plus grande peur, bien que j’ai déjà honte d’avoir quelques phobies, est sans aucun doute cette peur de se retrouver seul. Seul, je ne suis rien. J’aurais pu m’extirper, non, j’ai failli réussir à sortir de ma solitude. Plusieurs fois. Et à chaque fois, je revenais à ce stade terrible. Rose. Rayne. Alizeah. Je me jetais dans les profondeurs de ma peur, essayant avec détermination de m’en sortir, mais à chaque fois, j’y replongeais à moitié détruit. Je me protégeais d’une réalité que je ne voulais voir, je suis seul, et peut-être même que je resterais seul jusqu’à la fin de ma vie. Avec Rose, ça avait duré tellement longtemps, je la considérais comme mon premier amour parce que j’étais incapable de dire si j’avais aimé quelqu’un d’autre avant mon coma. Lorsqu’elle me quitta, et qu’elle subit le même destin tragique que moi, la perte de mémoire, j’avais supplié les médecins de ne rien lui dire sur moi, j’allais la laisser tranquille, parce que je savais très bien que si elle n’avait pas accepté mon pouvoir à ce moment, elle ne l’accepterait jamais. J’ai choisit de me replonger dans ma peur pour elle, je ne regrette pas, je l’aimais. Mais j’avais pourtant l’impression d’y avoir laissé une partie de moi, avec elle, elle avait déchiré mon cœur, mon esprit, mes réflexions, elle avait gardé avec elle une partie de moi que j’avais été incapable de récupérer. Le temps fût long, très long, m’en remettre fût dur, très dur, mais finalement, il passa, j’étais dans un état pitoyable, mais il n’arrêta pas sa course. Je n’étais plus rien, moi, alors que je ne supporte pas les lieux clos, je m’y enfermais, pour penser plutôt au fait que la pièce était oppressante plutôt que de me répéter que j’étais seul. Je préférais souffrir d’une autre manière plutôt qu’avec ses idées en tête. Puis j’ai rencontré Rayne. C’était vraiment un hasard, un pur hasard, mais ce hasard me hissa en dehors de ma souffrance. Je ne suis pas du genre à aller avec une personne rien que pour ne pas me sentir seul, je l’ai peut-être déjà dit, mais j’avais de réels sentiments pour elle. Mais il fallut encore une fois que je ne parvienne pas à maintenir ce sentiment de paix. Je cassais. Pourquoi ? Parce que je pensais vivre une relation à sens unique. Je ne savais pas pourquoi, mais j’avais du mal à supporter le fait qu’il y ait peu de contact, peu d’affection. Finalement, je suis resté un gamin. J’avais envie de sentir qu’elle était proche de moi pour ne pas penser que c’était irréel, mais comme on ne l’était pas assez (Du moins pour moi), je ne pouvais pas le supporter. J’avais été idiot et égoïste, mais, aussi, je préférais me replonger moi-même dans le précipice, parce que je n’aurais pas survécut si cela aurait été elle qui m’aurait jeté. Cela aurait été la deuxième fois, la deuxième fois qu’une personne que j’aimais ne voulait plus de moi, ma trop grande sensibilité me perdra, je n'aurais pas survécu. Puis, vint Ali’, je l’avais d’abords prise pour Rayne, mais j’avais rapidement réussit à faire la différence. J’étais sortie avec elle, sans réellement me préoccuper des conséquences, elle me plaisait, pas parce qu’elle ressemblait à Rayne, parce qu’elle me plaisait, c’est tout. Seulement, l’image de Rayne finit par remonter et se placer sur le visage de sa sœur, en consentement mutuel, nous avions cassé, mais Ali’, elle, elle est restée, elle était comme ma sœur, et elle me rendait, petit à petit, toutes les parties de moi que j’avais perdu au cours de ma courte vie.

      Me retrouver comme ça devant elle, elle que j’avais aimé autant que j’avais aimé Rose, peut-être même plus. J’avais envie de la forcer à m’écouter lui dire que je l’avais vraiment aimé, j’avais envie de me mettre à pleurer en me lamentant de mon incompréhension face à ses réactions, j’avais envie de hurler, oui, j’avais envie de lui hurler dessus comme j’étais capable de le faire, capable de perdre mon sang froid, lors de ses moments de solitude où je me braquais et que seul mes souffrances, ma haine et ma colère me guidaient. Oui, il m’arrivait d’être guidé seulement par des sentiments négatifs, c’était rare, mais lors de ses crises de nerfs, plus rien ne me touchait, j’étais quelqu’un d’autre, capable de faire du mal à des gens que j’appréciais. Et si il y avait eu moins de choses qui se bousculaient, aujourd’hui, dans ma tête, j’aurais laisser libre cours à ma négativité enfouie au plus profond de moi. Mais mon esprit était tiraillé entre tellement plus d’autre sentiments, la peur, la honte, l’inquiétude, l’incompréhension, l’envie, le désir… Je pourrais même dire que j’étais incapable de réfléchir. « Pardon... Mais Rayne... Il y a tellement de chose que je ne comprend pas... Enfin, je veux dire, entre nous deux... » Après tout, cela allait peut-être m’aider à m’aérer l’esprit, sa réponse serait peut-être clair, elle allait peut-être me traiter d’idiot parce que je ne pigeais pas des choses qui étaient clairs. Je redoutais sa réponse comme je l’attendais avec impatience. Le fait qu’elle soit surprise me mit mal à l’aise, et je me doutais que je n’allais peut-être entendre ce que j’aurais voulut entendre, sachant que je ne savais même pas ce que je voulais entendre. « Qu’est ce que tu ne comprends pas ? » Sur le coup, je n’osais pas réellement lui dire ce que je ne comprenais pas, après tout, pour l’instant, elle n’avait pas l’air partante pour me coller une balle dans la tête, et peut-être ne valait-il mieux pas remettre ça sur le tapis de suite. « Surtout entre nous deux. » Apparemment, elle n’avait aucune incompréhension, j’étais peut-être l’imbécile qui ne comprenait rien à rien, elle avait sûrement déjà oublié. Je n’étais même pas capable de dire depuis combien de temps notre histoire avait eu lieu. « Après tout, tu as voulu rompre, nous avons rompu, je ne vois pas ce qu’il y a d’incompréhensible là-dedans. Tout ça, c’est toi qui l’a voulu. » Ce fût un choc, que j’aurais pu prévoir soit disant passant, mais non. Mon visage se figea, si il ne l’était pas déjà, et je me sentais pâlir. Je savais très bien que c’était moi qui avait rompu, mais pourquoi remettait-elle ça sur le tapis ? Parce qu’elle n’avait aucune idée de la souffrance que cela m’avait fait enduré. Elle ne semblait pas l’avoir remarquer, elle s’en fichait même, peut-être. Mais rompre avec elle, c’était me détruire, et c’était moi qui l’avait voulut, parce que je savais qui si ça avait été elle, la destruction aurait été des plus grandes, et des plus durs à guérir. Mais c’était m’enfoncer dans le néant qui me consumait, me faire prendre conscience que, encore une fois, c’était à cause de moi qui tout s’était écroulé. C’était me planté une épée dans le cœur, m’assaillir de coup, me mettre une balle dans la tête, c’était plus dur que mourir. Prendre conscience que je me replongeais moi même dans ma solitude, ma souffrance. Inconsciemment, ma lèvre supérieur vint morde celle inférieur, et mes poings se serrèrent, pour cacher le fait que je tremblais, pour cacher le fait que j’allais exploser, submergé par ma faiblesse. « Quant au fait que je ne t’ai pas caché vouloir te tuer, eh bien, tu es une witch, je suis un hunter, je crois que la logique explique parfaitement tout. Elles sont rares, les witches à se laisser emmener gentiment sans faire de vagues. » Cette phrase, je ne l’entendis même pas, je ne mettais pas couper du monde, mais c’était tout comme.

      « Merde. » Ce fût ce mot qui me ramena dans ce monde qui je voulais finalement fuir. Ça avait été bref, net, et ça avait agit sur moi comme une détonation, j’en avais presque sursauté. Et immédiatement, par instinct, peut-être, j’avais regarder autour de moi, croisant le regard d’un homme, qui regardait, lui, interloqué, la jeune personne en face de moi. Mais je n’eus pas le temps de l’observer plus que ça qu’elle me forçait à faire volte face et qu’elle m’emmenait plus loin. « Tu te rappelle de mon histoire witch/hunter ? » Non, je ne m’en rappelais pas, c’était peut-être la phrase que j’avais manqué, mais je préférais me taire. « Ne panique pas mais un collègue plutôt collant nous observe. » Comment ne pas paniquer ? Tout simplement parce que j’avais d’autre chose en tête, cependant, j’avais croisé le regard de cet homme, et il était sûr qu’il n’allait pas lâcher l’affaire de sitôt, mais dans mon esprit, il n’était rien. « Il est hors de question que quelqu’un d’autre que moi prenne en charge ton dossier. » Le contact de sa main dans la mienne fût froid, et j’étais bien trop perdu pour réagir, je me laissais entraîner. Le seul problème, c’est qu’en prenant ma main, elle m’empêchait d'en avoir tout le contrôle, et donc de m'empêcher à la contrôler pour ne pas qu'elle tremble, alors, je devais sûrement faire trembler la sienne en même temps. C’est ce qui, au bout de plusieurs secondes, me fit vraiment sortir de mes pensées, le fait que ma main, qu’elle tenait, tremble, et qu’elle fasse trembler la sienne en même temps. Je m’arrêtais donc net, lâchant brusquement sa main. A la fois pour qu’elle ne sente pas mes tremblements, mais également par orgueil, même si c’était injustifié que je lui en veuille parce qu’elle avait remis au goût du jour le fait que c’était moi qui l’avait plaqué, elle devait s’en ficher, et donc ne pas comprendre ma souffrance, mais je ne pouvais m’empêcher de lui en vouloir, tout en m’en voulant aussi de lui en vouloir. Que tout ceux qui pensent que je suis trop compliqué lèvent la main. « Tu… » J’avais envie de hurler, sans réellement savoir ce que je pouvais dire. J’étais capable de l’accuser de chose que je ne pensais pas, j’étais capable de l’accuser de chose qui me blessait, j’étais capable de m’énerver sur elle, tout en sachant pertinemment que ce n’était pas la bonne chose à faire. Une nœud se forma dans mon ventre, et j’avais envie de me replier sur moi même, comme un enfant. Si j’avais des réactions d’enfants, c’était parce que je n’avais jamais souvenir d’en avoir été un ? « Tu ne m’as jamais comprit. Si tu m’avais comprit… » Je ne finis pas ma phrase, qu’est-ce que je pouvais bien lui dire ? ‘Si tu m’avais comprit, tu ne m’aurais pas accuser de la sorte de t’avoir plaqué, tu aurais comprit que je ne voulais pas réellement rompre’ ? C’était l’accuser du fait qu’on est rompu, finalement, je portais la faute sur elle, comme quoi elle n’avait pas été assez proche de moi, que j’avais souffert de ce fossé entre nous, et que j’en souffrais encore aujourd’hui. C’était tellement minable de dire que c’était toujours la faute aux autres. Je finis par prendre mon visage entre mes mains, luttant contre l’envie de pleurer, de me refermer sur moi même. J’étais faible, et je le resterais. J’étais seul, et je le resterais. Et pourtant, malgré tout ça, malgré le fait que je n’étais plus rien depuis que je l’avais quitté, que je n’arrivais pas réellement à me reconstruire, que je faisais semblant de réussir à recoller les morceaux, je tentais de m’en sortir, tout en sachant que j’étais perdu. Et dans tout ça, je me rendais compte que mes sentiments pour Rayne n’avaient pas disparus, peut-être étaient-ils moins fort, peut-être plus, peut-être un différents, peut-être que je les repoussais, les ignorais, les haïssais, les désirait, les craignait. Je n’étais plus rien. Rien.

      « Un problème, Rayne ? » Dan, Don, D-quelque-chose, ça allait être lui le problème...
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Rayne E. Mercer

Rayne E. Mercer

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MessageSujet: Re: Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV]   Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV] EmptySam 6 Fév - 19:41

    Franchement, je crois bien qu’a l’Organisation, ils sont pas vraiment aidés. Je veux bien qu’ils kidnappent des gens comme moi, comme Ali, comme Raphaël – quoi qu’on se demande a quoi il pourrait bien servir – mais des types comme.. euh.. C’était quoi son nom, déjà ? Peu importe. Bref, des types comme lui, des incapables, minables et agaçants a souhait. Je tentais de me remémorer son pouvoir pour trouver la parade idéale si besoin était, fronçant les sourcils tandis que je tirais Raphaël par la main. Contrôle de la terre.. Non. Métamorphe. Non. Polymorphe non plus, auquel cas il aurait cessé de ressembler a un gringalet idiot du village. Bordel ! Restons zen. Contrôle des émotions ? Pas lui. Superforce ? Certainement pas. Contrôle de l’électricité ? Non. Génération d’illusions, je ne pense pas.. Bon sang.. Encore un petit moment de réflexion et je l’aurais. Pourtant, je sentais la main de Raphaël la mienne, et les souvenirs affluaient, déconcentrants et douloureux. Il tremblait, je crois. Pourtant, je ne me sentais pas de lui faire remarquer. Je préférais me concentrer sur mon éventuel futur adversaire.. Voilà, je me souvenais, il avait une rapidité plus élevée que la moyenne. Bien sûr, un type de son gabarit ne pouvais qu’être aussi rapide qu’un lapin avec un loup au derrière. Brusquement, Raphaël lâcha ma main. Je me tournais vers lui, agacée, et avec une appréhension. C’était mauvais si on s’arrêtait là. Moi qui comptait filer droit a travers les buissons et autre en usant mon pouvoir. Franchement, Raphaël avait merdé ; Il voulait se faire capturer ou quoi ? Il croyait qu’on avait que ça a faire ? Et que Dan/Don/peu importe prendrait bien le thé avec nous, et papoterait bien avec nous en grignotant des biscuits ? « Tu… » commença-t-il. Je voulais bien m’expliquer avec lui, mais pour ça il fallait que l’on reste en vie, non ? « Raphaël, s’il te plaît. » Le priais-je, non, le pressais-je, d’une voix qui ressemblait beaucoup plus à un ordre qu’à autre chose. Mais pourquoi est-ce que je tenais tant à le sauver, moi ? Franchement, quelle idiote. « Tu ne m’as jamais comprit. Si tu m’avais comprit… » Bizarrement, cette remarque me blessa. Je restais bouche bée, fixant Raphaël comme l’abrutie que j’étais. Je ne savais pas quoi dire, c’était comme si un gros blanc avait prit la place de mon cerveau. J’en avais même oublié mon collègue simplet qui devrait arriver d’une seconde à l’autre. Je songeais un instant à attendre Dan/Don/truc et lui dire qui était Raphaël. Ou alors m’en aller en le laissant à la merci de l’autre idiot du village. J’étais véritablement blessée. C’était une sensation horrible. « T’as pas le droit. » Commençais-je, révoltée, la voix tellement triste que c’en était lamentable et ridicule. Je me repris, mais sans réussir a cacher convenablement mes sentiments. « T’as pas le droit de dire que je t’ai pas comprit. » Je serrais les dents, prit une grande inspiration. Je devais admettre que je ne l’avais pas entièrement comprit mais, j’avais essayé, j’avais fait de mon mieux. Avait-il comprit ce que j’avais vécu ? Ou j’avais grandit ? Ce que je devais faire de mes journées ? Se rendait-il compte que quand j’allais le voir après le travail, trouvant tellement de réconfort dans sa personnalité si enjouée et câline, j’étais heureuse ? Il n’avait pas vu que j’avais essayé d’être comme lui, que j’avais essayé de lui rendre la pareille, de lui dire des mots doux, de l’embrasser, de lui prendre simplement la main. Mais je n’y arrivais pas. Et malgré tout, c’est moi qui ne le comprenait pas ? ! « Toi non plus tu ne m’as pas comprise. » Lâchais-je. « Bordel, t’es idiot ou quoi ? tu croyais que j’avais envie de.. » rompre ? ! alors que tu étais la seule personne normale dans mon entourage ?C’est ce que j’avais envie de dire.

    Mais là, l’autre crétin me coupa la parole. « Un problème, Rayne ? » Alors lui, il allait être servit. Franchement, il avait très, très bien choisit son moment. Je me suis retournée, plus froide que jamais. « Ecoute, .. truc » Il ouvrit la bouche pour dire son prénom, je le fusillais du regard et levais la main pour l’arrêter. « Je me fous pas mal de ton prénom. Pour qui tu te prend, le bleu ? Je rêve ou tu me suis ? Quand je te dis que je fais une pause, c’est que je fais une pause. Compris ? » il ouvrit à nouveau la bouche. « Tu la ferme. » Grognais-je. « Tu voulais savoir si j’avais un problème ? C’est toi mon problème. T’as ramené la fille au QG au moins, espèce de débile ? » Je le vis écarquiller les yeux. Il ne l’avait pas fait. Et la fille avait sûrement déjà filé. Je me suis approchée de lui, menaçante. Je l’attrapais par le col et le plaquais contre un arbre. « Abruti, tu ferais mieux de t’occuper des Witches avant de t’occuper des Hunters. Elle s’est sûrement déjà barrée, l’autre. Vas me la chercher et ramène là au QG. Compris ? » Il fronça les sourcils, son égo masculin et surdimensionné ayant du mal à se faire à l’idée qu’une femme lui donnait des ordres et le traitait comme un moins que rien, ce qu’il était, soit dit en passant. Alors, d’un geste rapide et assuré, j’attrapais mon arme et la plaquais sur sa tempe droite. « T’as comprit ? ! » Il déglutit difficilement après un moment de réflexion angoissée. « Comprit. » croassa-t-il. Et Raphaël et moi, nous avons eu le droit a une démonstration de son pouvoir de rapidité, il a filé tellement vite vers la voiture qu’on a à peine vu la tache blanche de son tee-shirt. J’ai rangé mon arme et me suis tournée vers Raphaël. J’ai eu envie de reprendre où je m’étais arrêtée, mais je me suis ravisée. En fait, tant pis, qu’il pense que je n’avais rien comprit, et que je n’avais pas envie de comprendre, c’était bien plus simple de cette manière. Je me suis assise dans l’herbe, contre l’arbre où j’avais poussé l’autre idiot du village. « Je viens de te sauver la vie. » Lâchais-je. Et soudain, la stupidité de ce que je venais de faire me frappa au visage. J’avais voulu me venger de lui depuis qu’il m’avait complètement abandonnée et là, je venais de lui empêcher de se faire repérer par mon collègue, et de finir aux mains de l’Organisation. J’étais vraiment une idiote. Je commençais d’ailleurs a m’interroger sur ma motivation quant au fait que je voulais que Raphaël se morde les doigts de m’avoir quittée. Mais en fait, je ne préférais pas y penser ; si – et c’est un grand si – j’avais encore des sentiments pour lui, et ce sans le savoir, je préférais ne rien faire pour en être au courant. Je préférais largement qu’il se trompe sur moi que prendre conscience d’éventuels sentiments pour lui. C’était peut-être lâche mais tant pis. C’était mieux pour moi. « L’oublie pas. » Dis-je simplement. Mais je ne savais pas vraiment où je voulais vraiment en venir par là.


Hj : désolée j’ai mis du temps =/
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Raphaël' P. Androris

Raphaël' P. Androris

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MessageSujet: Re: Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV]   Perdre son sang froid est très mauvais pour la santé ! [PV] EmptyDim 28 Fév - 20:15



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        « Flash Back


      Je courais, sans vraiment voir où j’allais. Non, c’est ça, je ne voyais rien, rien du tout, mes yeux étaient embués de larmes, qui se mélangeaient avec la pluie. Je ne savais plus où j’étais, quelle rue, quelle endroit. Non, j’étais incapable de réfléchir. Il fallait que je cours, que je libère la colère qui sommeillait au fond de moi. C’était la fin de soirée et il pleuvait des cordes. Mes vêtements étaient trempés, collant contre mon corps, mes cheveux dégoulinaient sans cesse, plaquer sur mon visage. Mes pas m’entraînaient je ne sais où, peut-être à mon appartement, peut-être dans un autre lieux, plus lugubre, je n’en savais rien, mais je me laissais guider. Ils pouvaient m’entraîner où il voulait, je m’en fichais complètement, je n’étais plus à ça près. Je ne savais pas comment je faisais pour arriver à courir quand je sentais les sanglots qui rythmaient mon corps. Puis soudain, il y eu un choc. « Dégage ! » Oui, c’était bien ma voix qui se faisait dur et agressive. Ce n’est pas dans mon habitude, mais ça peut toujours arriver. Mais c’était à se demander comment un esprit aussi enfoncé dans le chagrin peut encore parler de cette façon. L’homme que je venais de bousculer trônait maintenant sur le sol mouillé, et le ton de ma voix le surprit tellement qu’il n’osa rien dire. Je ne distinguais que ces formes rondes. Comment est-ce que j’avais pu faire tomber un tel rondouillard sans même que moi, je finisse par terre ? Je ne le savais pas, mais je le contournais en détournant les yeux et continuais ma course. Les lumières de la ville étaient allumées, mais je ne voyais que des faisceaux lumineux sans réels formes. Au coin d’une rue, mes pas décidèrent de tourner sur la droite, à angle droit, malheureusement, mon esprit n’y était pas, et je manquais de tomber. Mes mains étaient égratignés, mais je ne m’en rendais pas compte.

      Puis, enfin, je vis, entre mes larmes, un endroit familier. Mon appartement. Mes jambes avaient donc réussit à me guider en ce lieu alors que mon cerveau ne percevait plus rien ? Pas le temps de réfléchir, j’entrais dans l’enceinte de l’établissement et courais vers les escaliers, ma main fouillant déjà dans ma poche pour trouver les clés. A cause de ma vue réduite, je dû me reprendre à trois fois avant de pouvoir enfoncer la clé dans la serrure, mais finalement, je réussis, pour entrer en coup de vent et claquer la porte derrière moi. Je ne pleurais plus, mais ma poitrine était secouée de soubresauts. Mes mains tremblaient et je pris enfin conscience que j’étais trempé de la tête au pied, dégoulinant sur le parquet, les cheveux plaqués sur le visage. J’avais le visage déformé par la tristesse, le chagrin et la souffrance. Je saignais du nez, je sentais mon sang coulé lentement vers mes lèvres. Ce qui était étrange, c’est que j’avais déjà un goût de sang dans la bouche, et il me faisait tourner la tête, son goût me rendait malade. J’approchais ma main tremblante et égratignée à mon visage, tâtant avec précaution ma lèvre inférieur. Oui, elle était ouverte, et elle saignait, répandant ce goût horrible dans ma douche. Mon T-Shirt blanc était fichu, taché de sang. Je saignais de la lèvre depuis un bon bout de temps alors. Pourtant d’un coup, ma souffrance me frappa à nouveau, mon cœur se déchirait de nouveau, comme si c’était possible tellement il était déjà détruit, un trou se forma dans ma poitrine. Puis, par un accès de violence, je me dirigeais vers mon bureau, et d’un revers de la main, tout ce qui était dessus fut balayé. Tout, et je dis bien tout, fut dérangé dans mon appartement, tout était par terre, cassé, piétiné, jeté violemment contre le mur. Plus rien ne tenait debout. Et une fois que je prenais conscience de ce que j’avais fait, et que je me tenais au milieu de la pièce, les poings serrés et tremblant, les sanglots refirent surface, ainsi que les larmes. Je me mordais alors la lèvre inférieur, ce qui augmenta le débit du sang pour couler, et alors que la tête me tournait, je reculais jusqu’au mur le plus proche pour me laisser glisser le long et m’asseoir sur le sol. Les larmes m’embuaient de nouveau, le goût horrible du sang toujours dans ma bouche, la tête me tournant, mes mains tremblant toujours. Je rapprochais mes jambes contre moi et me recroquevillais contre le mur. Je n’étais plus rien. Je venais de rompre avec Rayne.

        Fin »



      « Tu ne m’as jamais comprit. Si tu m’avais comprit… » Je n’eus pas le temps de distinguer l’expression de son visage que je cachais le mien avec mes mains. Plus rien ne résonnait dans ma tête, finalement, c’était le vide complet. C’était calme, tellement calme que je trouvais cela étrange. Ce n’était pas normal. Il y avait maintenant un gros vide. Des souvenirs affluèrent, calmes, flous. C’était Rayne et moi, dans les moments où nous étions proches. Quand je disais que lorsque j’avais des accès de violence, je ne pensais pas ce que je disais ? Après tout, je venais peut-être de dire une connerie. Ça se bousculait. Non, sinon elle aurait comprit comment j’avais souffert lorsque j’avais rompu. Je regrettais mes paroles même si je savais que je les pensais. ! « T’as pas le droit. » Surprit d’entendre sa voix, comme si je pensais être seul, mes mains quittèrent mon visage et mon regard se posa sur le visage de la jeune femme. Sa voix était triste, je pouvais le percevoir. . « T’as pas le droit de dire que je t’ai pas comprit. » Je la regardais incrédule, subissant sa tristesse. « Toi non plus tu ne m’as pas comprise (…) Bordel, t’es idiot ou quoi ? tu croyais que j’avais envie de.. » De … ? Je restais surpris. Idiot, oui, je l’étais sans aucun doute. « Un problème, Rayne ? » Je sursautais et tournais la tête, mon regard dérivant directement dans celui d’un homme. Avalant ma salive, je compris rapidement que c’était celui de tout à l’heure. En fait, même si j’avais vu son visage avant qu’elle ne m’entraîne, je n’en étais pas tellement sûr, je n’avais pas toutes les idées en place, tout à l’heure. Cependant, je ne savais pas où me mettre. Sachant que cet homme était un Hunter et si il savait que j’étais une Witch, j’étais fichu, à moins que Rayne ne me sauve encore une fois, même si cette éventualité me paraissait folle sachant comment elle avait réagit à ma phrase. J’arrêtais cependant de le dévisager, on ne sait jamais, peut-être que son pouvoir était de tuer en un regard. « Ecoute, .. truc » La froideur de Rayne me choqua, parce que je n’étais peut-être pas habitué à la voir si froide. Bien sûr, je l’avais déjà vu froide et énervée, après qu’on est rompu, mais je n’en étais pas habitué pour autant, alors je restais surprit. Et puis, surtout, je ne voulais pas la voir prendre ce masque de froideur. Je ne voulais pas la voir triste, je ne voulais pas la souffrir. Qu’est-ce que vous voulez ? C’est comme ça quand on aime une personne, on ne veut que la voir heureuse. Ouais, bah pour l’instant, ce n’était pas moi qui allait la rendre heureuse. Je ferais peut-être mieux d’en profiter pour m’éclipser, elle serait peut-être plus contente de me savoir loin d’elle… « Je me fous pas mal de ton prénom. Pour qui tu te prend, le bleu ? Je rêve ou tu me suis ? Quand je te dis que je fais une pause, c’est que je fais une pause. Compris ? » Je regardais la scène par dessus l’épaule de Rayne, je voyais le jeune homme ouvrir la bouche plusieurs fois, mais à chaque fois, soit elle ne lui laissait pas le temps de parler, soit il n’osait pas le faire. Ce que je comprenais tout à fait. « Tu la ferme. (…) Tu voulais savoir si j’avais un problème ? C’est toi mon problème. T’as ramené la fille au QG au moins, espèce de débile ? » Je me faisais toujours tout petit. La fille ? Une Witch sûrement. Une femme, un humain, comme Rayne, comme moi, comme de Dan quelque chose. Pourquoi voulaient-ils absolument nous avoir… ? J’en tremblais, rien qu’à l’idée de me faire moi aussi attraper. Peut-être même par Rayne un jour… « Abruti, tu ferais mieux de t’occuper des Witches avant de t’occuper des Hunters. Elle s’est sûrement déjà barrée, l’autre. Vas me la chercher et ramène là au QG. Compris ? » Elle l’avait plaqué contre un arbre, et, je ne sais pourquoi, j’avais suivit le mouvement et je m’étais dirigé vers cet arbre. (Serais-je suicidaire ?) J’étais donc juste derrière Rayne. C’est alors que je la vis sortir son arme. Je regardais l’objet avec des yeux écarquillés d’horreur. « T’as comprit ? ! » L’homme semblait aussi terrifié que moi. Je levais alors une main vers elle, avec pour intention de la poser sur son épaule, cependant, ma main restait en suspends. « Rayne… » Ma voix était douce. Je ne comptais pas voir la mort de cet imbécile. Il eut un regard incrédule vers moi et répondit à Rayne en lui disant qu’il avait comprit. Puis il est partit.

      J’ai reculé alors que Rayne se tournait vers moi, et je la regardais qui rangeait son arme. Dans le coup, l’arrivée de ce gars m’avait quelque peu calmé. Même si je sentais toujours ce creux dans ma poitrine, et aussi cette souffrance tout au fond de moi, j’étais revenu dans cet état où je fais semblant d’aller bien. Et bien qu’en temps normal je mens très mal, faire semblant de m’être reconstruit avait toujours dupé la plupart des gens. Le fait qu’elle ne reprenne pas notre conversation là où nous l’avions arrêté ne me surprit pas du tout, elle devait s’en ficher complètement. Elle me prenait pour un idiot de tout façon. Et moi, je ne tenais pas à briser mes barrières (Ce que j’entends par là c’est le fait de faire semblant d’aller bien). Je la regardais s’asseoir, sans bouger d’un pouce. . « Je viens de te sauver la vie. » Je détournais les yeux et regardais aux alentours, croisant les bras sur ma poitrine. « Ça n’a pas l’air de t’enchanter. Tu n’avais qu’à pas te donner cette peine si ça ne te fait pas plaisir… Au contraire, je suis sûr que tu aurais été… Contente de… » ’ Me savoir mort’. Voilà la suite de la phrase. Mais j’avais préféré me taire. Ma voix s’était faite dur et froide, tout comme lorsque j’avais bousculé l’homme le soir où j’avais rompu avec elle. Elle m’avait déjà vu me faire plus froid que nécessaire, j’avais sûrement pété les plombs une ou deux fois en sa présence, pas contre elle, mais parce qu’il y avait trop de monde ou que je mettais fait attaquer par un chat. Oui, elle m’avait déjà vu subir ces étranges accès de violence dont j’étais la victime parfois. « L’oublie pas. » Je soufflais, alors que je regardais toujours plus loin. Alors qu’il n’y avait rien à regarder. Puis, je me suis tourné vers elle. « Qu’est-ce que tu veux que je n’oublie pas, hein, Rayne ? Le fait que tu m’ai sauvé la vie ? ! Bah comme je te l’ai dit, t’avais pas à te donner cette peine ! Parce que si c’est pas lui, ce sera toi, j’suis idiot mais pas aveugle ! » Je me redressais, et fermais les yeux, alors que mes doigts venaient pincer les arrêtes de mon nez. « Je préférerais que ce soit quelqu’un d’autre que toi… » Je sentais de nouveau les larmes me monter aux yeux. J’en avais marre d’être faible et trop sensible. Et puis, je n’arrivais pas à bouger d’ici. Je devrais partir normalement. Mais je n’y arrivais pas. En fait, je voulais m’approcher d’elle, la prendre dans mes bras. Mais je me ferais sûrement repoussé et j’avancerais l’heure de ma mort. Puis, je soufflais encore, à croire que je n’arrivais à faire que ça, je m’approchais d’elle et me laissais tomber sur les genoux devant elle, plongeant mes yeux couleur noisette dans les siens. Un sourire en coin, hésitant, étira mes lèvres. « Est-ce que… Est-ce que tu me détestes vraiment, Rayne ? » Ma voix était triste, il n’y avait plus rien de froid dedans. Je voulais savoir, définitivement, clairement, pour savoir où m’en tenir, ce que je devais faire maintenant. Est-ce que j’avais un espoir qu’elle me dise que non, qu’elle ne me détestait pas ? Je ne savais pas, je préférais ne pas y penser, me focalisant sur le ‘oui’ qu’elle allait me dire. Même si je voulais réellement savoir, je savais que si la réponse était positive, j’allais encore me détruire. Est-ce que j’irais voir Ali’, si je n’allais pas bien ? Je ne sais pas, je n’osais pas vraiment lui parler de sa sœur. Elle pouvait me détruire, en un seul mot, ou alors, me donner l’envie, le réel envie, de me reconstruire, en un seul mot également. Ma main se leva, avec pour intention de se poser sur sa joue, mais elle retomba mollement.
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